Le travail de Judit Kurtág est avant tout vidéographique.

Il s’inspire de la grammaire des rêves, les éléments de récit surgissant par delà le linéaire.

Nous sommes pris à témoin de suspensions affolées et/ou lentes, parfois la lenteur est hors d’haleine, parfois c’est la rapidité qui est en apesanteur. Il se peut qu’au centre se trouvent les périphéries.

Puis, il y a les superpositions, la polyiconie qui font plonger dans la profondeur du temps, qui le plient, déplient, des fois en glissandi visuels. Les voix se font mouvements ou sous-titres, implicites ou explicites. Il y a des silences et des voix sub-vocales.

Et le montage effectue une pantomime.

Chaque vidéo a son comportement, son tonus, sa personnalité.